Rencontre avec Louis De Barros, Directeur de Département des Sciences de la Terre
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Publié le 9 avril 2026
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Mis à jour le 9 avril 2026
Date(s)
du 9 avril 2026 au 31 juillet 2026
Louis De Barros est directeur du département des Sciences de la Terre depuis un an. En parallèle de l’activité de gestion des personnels et des contenus pédagogiques, il s’emploie à maintenir une dynamique forte autour de l’enseignement et souhaite à mieux faire connaitre cette discipline au cœur des enjeux environnementaux, énergétiques et climatiques.
Pouvez-vous nous expliquer les spécificités du département des sciences de la Terre et comment cela se traduit dans votre travail au quotidien ?
Les sciences de la Terre sont par essence multidisciplinaires. Au département, les enseignants-chercheurs et chercheurs travaillent tous sur le même objet Terre, mais à des échelles de temps et d'espace très différentes et avec des approches variées et complémentaires. Tous les collègues se basent sur l'observation géologique, que ce soit sur le terrain ou via des mesures géophysiques, mais s'appuient sur des outils physiques, chimiques ou de modélisation.Dans ce contexte, ma mission consiste notamment à veiller que ces différentes expertises soient bien représentées et coordonnées pour que les étudiants bénéficient d’un large panel d’enseignements : géodynamique, géophysique, géochimie, hydrogéologie, gestion des risques naturels, exploitation durable des ressources naturelles, etc. L’apprentissage sur le terrain, par l’observation et l’acquisition de données, est aussi une spécificité forte, indispensable en sciences de la terre.
Pour répondre aux besoins d’enseignement en géosciences à l’échelle de l’Université, je m’appuie sur un collectif d’environ 70 enseignants-chercheurs et chercheurs, issus de tutelles différentes telles qu’Université Côte d’Azur, l’Observatoire de la Côte d’Azur, le CNRS, l’IRD et le CEREMA.
A cela s’ajoute une cinquantaine de vacataires, dont de nombreux intervenants issus du monde socio-professionnel, notamment des bureaux d’études et des collectivités territoriales, pour partager les savoir-faire professionnels nécessaires à la bonne intégration professionnelle de nos étudiants. L’enjeu est donc de mobiliser au mieux ces ressources humaines, d’autant que le département dispose de profils et expertises très spécifiques et donc peu interchangeables.
Depuis votre prise de fonction en avril 2025, quelles sont les premières actions que vous avez engagées ou celles que vous souhaitez prioriser pour le département ?
Depuis mon arrivée, l’un de mes objectifs est de renforcer la dynamique autour de l’enseignement. En tant qu’enseignants-chercheurs nous sommes partagés entre l’exercice de deux métiers - l’enseignement et la recherche - répartis sur plusieurs sites : le campus Valrose (Nice), le campus Ecovallée (Nice) et le laboratoire GEOAZUR (Valbonne). Aussi, pour favoriser les échanges, j’ai mis en place des rencontres régulières réservées aux pratiques pédagogiques et à l’évolution de nos formations, en lien avec les activités de recherche menées à GEOAZUR.Cette proximité entre le département et le laboratoire facilite les discussions et permet de nourrir directement les formations. Par exemple, des étudiants de master participent, chaque année, à une campagne en mer avec l’IFREMER, un partenaire du laboratoire GEOAZUR.
L’autre défi, concerne l'attractivité des formations. Les sciences de la Terre souffrent parfois d'une image "vieillotte", alors même qu'elles sont au cœur de nombreuses problématiques sociétales contemporaines : crises environnementales, énergétiques ou encore climatiques. Elles jouent notamment un rôle clé pour la compréhension des risques naturels (inondations, séismes, glissements de terrain…) ou pour la gestion des ressources en eau, en énergie et en matières premières. Nous avons donc engagé un travail de fond autour de la communication sur des formations. L ’objectif est de mieux faire connaître les géosciences à un public de lycéens, d’enseignants du secondaire et d’étudiants en licences, à travers les débouchés professionnels. D’autant que dans plusieurs domaines, en géotechnique, en géologie-géophysique ou en ingénierie de l’eau, les opportunités d’emplois, en particulier au niveau local, sont plus nombreuses que le nombre d'étudiants formés.
En quoi votre expérience de responsable de formation, nourrit-elle votre façon d’aborder votre rôle au sein du département aujourd’hui ?
Le fait d’avoir été coordonnateur de troisième année de licence et d’être responsable du parcours de master Aménagement, Géotechnique, Ingénierie (AGI), m’a permis d’acquérir une vision globale de l’organisation et des spécificités des formations en sciences de la Terre.En tant que directeur du département, posséder cette vision transversale des besoins d’enseignement dans les géosciences me permet d’agir comme un relais auprès de l’Ecole SPECTRUM, en contribuant à l’identification des besoins en compétences, en heures d’enseignement et en recrutement dans la discipline.
Ces expériences m’aident également à animer le collectif et à identifier les évolutions en matière pédagogique. Je veille à proposer des espaces d’échanges et reste à l’écoute de mes collègues. Ma porte est toujours ouverte : c’est essentiel pour faire vivre le collectif et maintenir l’implication de chacun des membres du département des Sciences de la Terre.